Le MG co-surveille : infections, vaccins, bilan pré-thérapeutique et signaux d’alerte chez un patient sous biothérapie.
Anticorps monoclonaux des MICI : généralités et biothérapies utilisées
- Patient MICI sous biothérapie :
- Anti-TNF (infliximab, adalimumab),
- Anti-intégrine (védolizumab),
- Anti-IL12/23 (ustékinumab),
- Anti-IL23 (risankizumab, mirikizumab).
Quelle surveillance faire en médecine générale ?
| Question pratique |
À vérifier / à faire |
Pièges & points clés |
| Bilan pré-thérapeutique |
NFS, bilan hépatique, CRP ; sérologies VHB / VHC / VIH ; quantiféron (TB latente) ; β-hCG |
Initié par le gastro, le MG peut compléter. TB latente = traiter AVANT la biothérapie |
| Vaccinations |
À jour AVANT initiation ; grippe + pneumocoque + COVID ; VHB si non immunisé |
Vaccins VIVANTS contre-indiqués (ROR, fièvre jaune, varicelle, BCG) |
| Suivi biologique |
NFS + bilan hépatique périodiques ; CRP / calprotectine selon gastro |
Cytopénie ou cytolyse → avis gastro avant de poursuivre |
| Fièvre / infection |
Examen, NFS, CRP, foyer ; antibiothérapie si bactérienne |
Ne pas banaliser ; suspendre la biothérapie si infection sévère |
Quels effets indésirables gérer en médecine générale ?
- Infections (les plus fréquentes) : respiratoires, urinaires, cutanées → traiter, suspendre si sévère.
- Réactivation VHB / tuberculose : d’où l’importance du dépistage pré-thérapeutique +++
- Réactions à la perfusion / au site d’injection : fréquentes, le plus souvent bénignes.
- Anti-TNF : démyélinisation, aggravation d’une insuffisance cardiaque, psoriasis paradoxal, sur-risque de lymphome (surtout en association aux thiopurines).
- Sur-risque de cancers cutanés → surveillance dermatologique annuelle.
CAT : infection sévère, signe neurologique ou cytopénie marquée → suspendre + avis gastro rapide.
Quand (ré)adresser au gastro-entérologue ?
- RAPIDE : infection sévère ou sepsis, suspicion de tuberculose, réactivation VHB, signe neurologique, cytopénie marquée.
- PROGRAMMÉ : reprise des symptômes digestifs (rectorragies, diarrhée, douleur), perte de réponse, projet de grossesse, avant une chirurgie.
- TOUJOURS : ne jamais arrêter ni reprendre seul une biothérapie – décision coordonnée avec le gastro-entérologue.