Testez gratuitement et intégralement la première question du cas clinique de la semaine !
Au cours de ce cas clinique, vous verrez :
Comment localiser une douleur du pied dans l'une des cinq régions anatomiques (arrière-pied, cheville, face plantaire, médio-pied, avant-pied) à partir de repères de surface palpables ?
Comment reconnaître la fasciopathie plantaire sur des arguments cliniques (où, quand, comment) et écarter les principaux diagnostics différentiels ?
Prescrire l'imagerie à bon escient et expliquer au patient que l'épine calcanéenne n'est pas la cause de sa douleur.
Conduire le traitement de première intention en cabinet (étirements, talonnette, chaussage, AINS en cure courte selon le terrain).
Programmer la seconde intention (ondes de choc, infiltration) et adresser au chirurgien au bon moment
Mme Sylvie R., 52 ans, caissière en grande surface, mariée, deux enfants, vient vous voir pour un renouvellement de son traitement antihypertenseur. En se levant de la chaise, elle vous dit : « Ah, et puis j'ai mal au pied depuis l'été… Ma sœur dit que c'est une épine, d'ailleurs le radiologue l'a vue. »
Il reste huit minutes sur le créneau. Deux patients attendent.
Antécédents :
HTA sous ramipril 5 mg, bien équilibrée (dernière créatininémie normale il y a 8 mois)
Surpoids : 78 kg pour 1,64 m (IMC 29)
Ménopause depuis 2 ans
Radiographie du pied gauche faite il y a 1 an (prescrite pour une douleur de l'avant-pied, résolue) : « Épine calcanéenne inférieure. Hallux valgus modéré. »
Vous proposez à Mme R. de se rasseoir deux minutes de plus. Elle précise : « Le pire, c'est le matin. Les premiers pas en sortant du lit, j'ai l'impression de marcher sur un clou. Après ça passe un peu… et le soir, après ma journée à la caisse, ça revient. » Elle ajoute qu'elle a « toujours eu les pieds plats » et que son dos la « tire » de temps en temps. Vous savez que vous n'aurez pas le temps de l'examiner "à fond" aujourd'hui.
Parmi les éléments suivants, lesquels orientent vers une fasciopathie plantaire